100 000 festivaliers en moyenne, des dizaines de concerts et 4 jours de musique : le festival des Eurockéennes à Belfort dans l’est de la France ouvre ses portes aujourd’hui. L’an dernier (2022), l’événement avait été balayé par de très violents orages ; quelques semaines plus tôt, le festival We Love Green à Paris avait été touché par des pluies diluviennes…
Des événements qui rappellent que le secteur de la culture n’est pas immunisé contre le dérèglement climatique, la culture participe au problème et doit donc faire partie, aussi, de la solution. Des études montrent qu’un festival qui accueille 50 000 personnes, a une empreinte carbone de 1 000 tonnes de CO2, cela équivaut à 400 allers-retours Paris-New York en avion (la mesure consacrée dans le domaine !) ou 100 tours de la terre en voiture. Bien sûr, plus l’événement est conséquent, plus le prix environnemental est élevé, d’où cette question, pour notre dernier débat de la saison : la culture peut-elle se verdir ? L’objectif de rentabilité des festivals est-il compatible avec une vision plus respectueuse de la planète ? Comment modifier nos pratiques pour aller en festival sans faire sa fête à la planète ?
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RFI